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Affaire Pierre Georget

Exposé des faits

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Les faits concernant cette affaire se sont produits le 27 Avril 2001:

Je suis arrivé au domicile de mes parents vers 18h20 environ.

Ce jour là, donc, je suis venu chez mes parents pour aider ma mère à manger – cette dernière était partiellement paralysée de la main gauche suite à une attaque cérébrale – faire une lessive, vider les poubelles, sortir la chienne, préparer les médicaments de ma mère, lui mettre ses gouttes dans les yeux, enfin tout un tas de tâches que j'effectue régulièrement pour venir en aide à mes parents depuis que j'ai quitté le domicile familial en 1998.

Quand je suis arrivé, ma mère était dans la cuisine. Elle n'arrivait pas à manger proprement à cause de sa main partiellement paralysée.

Mon père s'est emporté contre elle. J'ai pris la défense de ma mère. Celui-ci s'est alors mis en colère contre moi et m'a dit: “Si tu viens à la maison uniquement pour créer des problèmes, ce n'est pas la peine de revenir“.

Une altercation verbale s'en est suivie entre mon père et moi.

Mon père a alors demandé que je lui rende les clés de la maison.

Je possédais en effet un jeu de clés de la maison de mes parents car mon père allait régulièrement se coucher de bonne heure à cette époque à cause de sa maladie.

J'avais donc besoin d'une clé pour entrer chez mes parents afin de préparer le repas de ma mère, de lui donner ses remèdes, ect…

Bien évidemment, sachant que mon père ne pouvait s'occuper de ma mère, j'ai refusé de lui rendre les clés. J'ai quitté la cuisine pour aller dans la salle à manger. Mon père m'a suivi en fauteuil roulant et a essayé d'arracher mon trousseau de clé attaché à mon jean.

Je me suis dégagé. Mon père m'a alors aggripé par mon blouson qui s'est dechiré.

C’est à ce moment précis que Pierre Georget est entré sans frapper chez mes parents. Ce dernier s’est mêlé à la dispute qui s’est à nouveau envenimée. J’ai alors essayé de quitter la maison. Pierre Georget m'en a empêché en me ceinturant par la taille par derrière.

J’ai tenté de me dégager en lui donnant deux ou trois coups de poings au visage.

Pierre Georget est tombé par terre. J’ai entendu mon père lui dire: “fais moi sa fête à ce petit salopard. Va chercher le fusil. Tue le, tue le“. Pendant que Pierre Georget était par terre, j’en ai profité pour prendre mon sac à dos, j’ai contourné mon père qui était assis dans son fauteuil roulant et qui me barrait le passage dans la salle à manger en montant sur le canapé qui se trouvait près de l’entrée.

Pendant cette intervalle, Pierre Georget s’était relevé. Il est sorti dans le jardin qui se trouve à l’entrée de la maison de mes parents. Il a pris une barre de fer qui se trouvait dans sa camionnette.

Je suis sorti de la maison de mes parents du côté qui donne sur la route Sainte-Luce (côté jardin).

Avant que j’ai eu le temps de m’enfuir, Pierre Georget m’a frappé à la tête à plusieurs reprises avec une barre de fer. Il m’a asséné 3 coups sur la tête. J’ai tenté de protéger mon crâne en levant les avant-bras. Il m’a de nouveau frappé, cette fois sur les avant-bras à 3 ou 4 reprises.

Nul doute qu’il cherchait à me tuer.

Voyant que je n’avais plus les forces de lever les bras pour protéger mon crâne et alors que je sentais que j’allais perdre connaissance, j’ai decidé de me jetter sur la route au milieu de la circulation pour me mettre hors d’atteinte de ses coups. Ayant réussi à échapper à Pierre Georget, je me suis alors péniblement rendu à mon domicile distant d’environ 3 kilomètres.

Les Sapeurs-Pompiers de Nantes et une voiture de Police m’attendaient devant l'entrée de mon domicile à 19H24. Ils m'ont vu arrivé à mon domicile le visage en sang avec un traumatisme crânien. Malgré cela, les Policiers présents sur les lieux n'ont pas voulu se rendre chez mes parents pour arrêter Pierre Georget, le mettre en garde-à-vue et saisir la barre de fer utilisée pour tenter de me tuer violant ainsi de manière flagrante les articles 40 alinéa 2, 54 et 63 alinéa 1 et 3 du Code de Procédure Pénale et par voie de conséquence l'article 26 du Pacte International sur les Droits Civils et Politiques.

Article 40 alinéa 2 du Code de Procédure Pénale:

Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs.

Article 54 du Code de Procédure Pénale:

“En cas de crime flagrant, l'officier de police judiciaire qui en est avisé, informe immédiatement le procureur de la République, se transporte sans délai sur le lieu du crime et procède à toutes constatations utiles.

Il veille à la conservation des indices susceptibles de disparaître et de tout ce qui peut servir à la manifestation de la vérité. Il saisit les armes et instruments qui ont servi à commettre le crime ou qui étaient destinés à le commettre, ainsi que tout ce qui paraît avoir été le produit de ce crime.

Il représente les objets saisis, pour reconnaissance, aux personnes qui paraissent avoir participé au crime, si elles sont présentes.”

Article 63 du Code de Procédure Pénale:

L'officier de police judiciaire peut, pour les nécessités de l'enquête, placer en garde à vue toute personne à l'encontre de laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu'elle a commis ou tenté de commettre une infraction. Il en informe dès le début de la garde à vue le procureur de la République.

....

Sur instructions du procureur de la République, les personnes à l'encontre desquelles les éléments recueillis sont de nature à motiver l'exercice de poursuites sont, à l'issue de la garde à vue, soit remises en liberté, soit déférées devant ce magistrat...“

- Article 26 du Pacte International sur les Droits Civils et Politiques:

Toutes les personnes sont égales devant la loi et ont droit sans discrimination à une égale protection de la loi. A cet égard, la loi doit interdire toute discrimination et garantir à toutes les personnes une protection égale et efficace contre toute discrimination, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique et de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

La présence d'une voiture de Police devant l'entrée de mon appartement le jour des faits est corroborée par l'attestation d'intervention des Sapeurs Pompiers de Loire-Atlantique datée du 25 Juin 2001 et signée par le Commandant Laurent Ferlay.

“Par courier en date du 19 Juin 2001, vous sollicitez un justificatif d'intervention pour une aggression dont vous avez été victime.

Après renseignements pris auprès du Bureau des Rapports du Centre de Traitement de l'Alerte, j'atteste que les Sapeurs-Pompiers sont bien intervenus le 27 Avril 2001 à 19H24 au 77, rue de Coulmiers à Nantes pour votre transport au C.H.U. (blessures à la tête et au bras). Un bilan a été passé au SAMU.

En ce qui concerne votre demande sur le nom de la personne qui a informé les secours, je vous invite à contacter les services de Police, présents sur les lieux.

Les Pompiers m’ont ensuite conduit aux Urgences du C.H.U. de Nantes pour soigner mes blessures.

De fait, le refus des Policers de se rendre chez mes parents pour arrêter Monsieur Pierre Georget, le mettre en garde-à-vue et saisir la barre de fer démontre clairement que la Police s'est comportée en complice de Monsieur Georget, cest-à-dire en complice d’une tentative d’homicide. Il apparaît donc évident que la Police a utilisé Monsieur Pierre Georget pour tenter de me tuer ce jour là.

 

Chronologie succincte de la procédure:

 

- Le 28 Avril 2001, je me suis rendu aux Urgences du CHU de Nantes pour obtenir un certificat médical attestant de mes blessures et des soins que j'ai reçu la veille aux Urgences.

On m'a fourni un certificat médical signé par le Docteur Hauet, certificat avec 8 jours d'Interruption Temporaire de Travail.

- Ayant constaté que le docteur Hauet avait oublié de mentionner une plaie de trois centimètres du cuir chevelu, le 29 Avril 2001, je suis retourné aux Urgences du CHU pour obtenir un deuxième certificat médical.

Ce deuxième certificat médical est daté du 29 Avril 2001 et est signé par le docteur Bresson. Il mentionne la deuxième plaie au cuir chevelu qui avait été omise dans le premier certificat mais omet de parler du traumatisme crânien mentionné dans le certificat médical du docteur Hauet.

- Le 1er Mai 2001, je me suis rendu au Commissariat Central Waldeck-Rousseau de Nantes pour porter plainte contre Pierre Georget. Le policier qui a tapé le procès-verbal de ma plainte a minimisé les faits et a refusé de décrire ma plainte comme une tentative de meurtre.

Cette plainte a été qualifiée de violences avec armes (article 222-13 du Code Pénal). Il a refusé d'ouvrir une enquête, de se déplacer chez mes parents pour les interroger et tenter de retrouver la barre de fer. Le Policier n'a pas jugé nécessaire de mettre Pierre Georget en garde-à-vue malgré ses précédentes condamnations pour violences (violation de l'article 63 du CPP).

 

article 222-13 du Code Pénal:

« Les violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à huit jours ou n'ayant entraîné aucune incapacité de travail sont punies de trois ans d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende lorsqu'elles sont commises:

….

5° Sur un témoin, une victime ou une partie civile, soit pour l'empêcher de dénoncer les faits, de porter plainte ou de déposer en justice, soit en raison de sa dénonciation, de sa plainte ou de sa déposition ; (j'avais en effet aidé ma mère à déposer plainte pour violences contre mon père 2 semaines avant les faits. J'avais précisé au policier que monsieur Georget avait l'habitude d'extorquer de l'argent à mes parents)

….

8° Par plusieurs personnes agissant en qualité d'auteur ou de complice ;

9° Avec préméditation ou avec guet-apens ;

10° Avec usage ou menace d'une arme ;

Les peines encourues sont portées à cinq ans d'emprisonnement et à 75000 euros d'amende lorsque l'infraction définie au premier alinéa est commise sur un mineur de quinze ans par un ascendant légitime, naturel ou adoptif ou par toute autre personne ayant autorité sur le mineur. Les peines sont également portées à cinq ans d'emprisonnement et 75000 euros d'amende lorsque cette infraction, ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure ou égale à huit jours, est commise dans deux des circonstances prévues aux 1° et suivants du présent article. Les peines sont portées à sept ans d'emprisonnement et 100000 euros d'amende lorsqu'elle est commise dans trois de ces circonstances. »

- Au cours du mois de Mai 2001, j'ai écrit à la Direction des Sapeurs-Pompiers de Nantes pour obtenir un justificatif de leur intervention.

- 23 Mai 2001: publication d'un article de presse dans le journal “L'Hebdo de Nantes“, hebdomadaire aujourd'hui disparu. Cet article traitait les Élus Socialistes de la Mairie , le Procureur de la République et la Police de criminels. Cet article dénonçait des violations flagrantes des Droits de l’Homme, des Traitements Inhumains, Cruels ou Dégradants et évoquait la tentative de meurtre dont j’ai été victime de la part de Pierre Georget.

Son titre: ”Non assistance à handicapés en danger”. Je rappelle que la non assistance à personne en danger est réprimée par l’article 223-6 du Code Pénal Français.

Malgré le fait que le Procureur était traité de criminel, il a refusé d’intenter un procès au journal ou au Rédacteur-en-chef Adjoint pour atteinte au respect dû à la justice.

- Le 8 Juin 2001, Pierre Georget et mon père se sont rendus au Commissariat pour porter plainte contre moi pour violences. Les contradictions entre les procès-verbaux de leur plainte et leur certificats médicaux démontrent qu'ils ont menti.

- Le 13 Juin 2001, j'ai été convoqué au siège de la Police Judiciaire. J'ai été interrogé par l'inspecteur Chéron. Celui-ci a refusé de me poser des questions sur ma plainte.

L'interrogatoire a été entièrement consacré aux plaintes pour violences déposées par mon père et Pierre Georget contre moi.

L'inspecteur Chéron de la Police Judiciaire a refusé d'ouvrir une enquête sur Pierre Georget et de le mettre en garde-à-vue malgré ma plainte et son passé judiciaire.

Je n'ai pas voulu signé le procès-verbal de mon audition et l'inspecteur Chéron a par la suite modifié le procès-verbal de cette audition.

Il a par exemple affirmé que j'aurais fait des saluts hitlériens lors de mon audition du 13 Juin 2001 au siège de la Police Judiciaire ce qui est bien évidemment faux.

- En date du 25 Juin 2001, j'ai reçu un courrier signé par le Commandant Laurent Ferlay des Sapeurs-Pompiers de Nantes attestant que ces derniers sont bien intervenus à mon domicile au 77 rue de Coulmiers à Nantes le 27 Avril 2001 à 19h24 pour m'enmener aux Urgences du CHU suite à une “agression“ (blessures à la tête et au bras) dont j'ai été victime. Une voiture de Police était présente sur les lieux. Comme je l'ai écrit un peu plus haut, les policiers présents n'ont pas voulu se rendre au domicile de mes parents pour arrêter Monsieur Pierre Georget, le mettre en garde-à-vue et saisir la barre de fer utilisée pour tenter de me tuer. Ils ont ainsi violé de manière flagrante les articles 40 alinéa 2, 54 et 63 alinéa 1 et 3 du Code de Procédure Pénale et par voie de conséquence l'article 26 du Pacte International sur les Droits Civils et Politiques.

- Le 13 Mars 2003, plus de 22 mois après les faits, n'ayant aucune nouvelle de ma plainte, ni de celles déposées par Pierre Georget et mon père, j’ai decidé d'envoyer un courrier à Jean-Marie Huet, le nouveau Procureur de la République de Nantes pour connaître le résultat de cette affaire.

À la suite de ce courrier, le nouveau Procureur a programmé l’audience pour juger cette affaire devant la 6ième Chambre Correctionnelle le 5 Juin 2003.

- Au cours du mois de Mai 2003, suite à ma demande d'aide juridictionnelle, j'ai reçu un courrier du Bâtonnier de l'Ordre des Avocats de Nantes désignant Maître Isabelle Gaudin pour me défendre dans l'affaire qui m'opposait à Pierre Georget et mon père.

- Le 27 Mai 2003, quelques jours avant l'audience, un membre des Renseignements Généraux (services secrets) m'a rendu visite. Il m'a dit qu'il était Commandant des RG mais je ne l'ai pas cru. Il m'a simplement dit son prénom: Pascal. Il m'a menacé de représailles au cas où je parlerais de l'article de presse publié sur moi et mes parents au cours de l'audience.

- Le 5 Juin 2003, mon avocate, Maître Isabelle Gaudin n’était pas présente à l'audience pour me défendre. Pourtant, d’après l’article 417 du Code de Procédure Pénale, tout prévenu a le droit de se faire représenter par un défenseur. C’est la raison pour laquelle j’ai demandé le report de l'audience. Le Juge a accepté et l'audience a été reportée au 19 Juin 2003.

article 417 du Code de Procédure Pénale:

«Le prévenu qui comparaît a la faculté de se faire assister par un défenseur.

S'il n'a pas fait choix d'un défenseur avant l'audience et s'il demande cependant à être assisté, le président en commet un d'office.»

Quelques jours avant l'audience du 19 Juin 2003 (le 13 ou le 16 Juin 2003, je ne sais plus exactement), j'ai reçu un courrier dans ma boîte aux lettres désignant un autre avocat, Maître Lionel Maison pour me défendre dans cette affaire. Je n'ai bien évidemment pas eu le temps de préparer ma défense et de communiquer avec lui avant l'audience.

- Le19 Juin 2003, je me suis rendu à l'audience du Tribunal Correctionnelle de Nantes. Mon avocate, Maître Isabelle Gaudin n’était pas présente. Le nouvel avocat qui avait été arbitrairement désigné pour la remplacer quelques jours avant l'audience, Maître Lionel Maison m'attendait à l'entrée de la salle d'audience du Tribunal. Quand le Juge nous a appelé à la barre, j'ai recusé cet avocat puisque ce n'était pas lui qui avait été initialement désigné pour me défendre et puisque je n'avais pas eu le temps et les facilités nécessaires pour préparer ma défense et communiquer avec lui.

Ce jour là, je n'ai donc pas eu le temps et les facilités nécessaires pour préparer ma défense et communiquer avec mon avocat ce qui constituait une violation de l’article 417 du Code de Procédure Pénale et une violation de l’article 14 du Pacte International sur les Droits Civils et Politiques. Mon affaire a été la dernière jugée. De fait, le procès a eu lieu à huis-clos même si aucun huis-clos n’a été ordonné par le Juge.

article 14 du Pacte International sur les Droits Civils et Politiques:

«1. Tous sont égaux devant les tribunaux et les cours de justice. Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal compétent, indépendant et impartial, établi par la loi, qui décidera soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle, soit des contestations sur ses droits et obligations de caractère civil.

….

3. Toute personne accusée d'une infraction pénale a droit, en pleine égalité, au moins aux garanties suivantes:

b) A disposer du temps et des facilités nécessaires à la préparation de sa défense et à communiquer avec le conseil de son choix; »

- Au cours de l'audience, Pierre Georget a été appelé à la barre du tribunal en tant que Plaignant, Partie Civile comparante mais pas en tant que Prévenu. Ce fait est corroboré par la page 1 et 2 du verdict du Tribunal Correctionnel de Nantes:

Ainsi, page 1 du verdict du Tribunal Correctionnel, il est écrit: «M GEORGET Pierre demeurant 19 RUE DES PETITES ECURIES 44000 NANTES, partie civile constituée par déclaration à l'audience, comparante.»

Dans la partie Prévention du verdict page 2, il est écrit:

«cyrille DOIZON prévenu de:

VIOLENCE SUIVIE D'INCAPACITE SUPERIEURE A 8 JOURS

VIOLENCE SUR ASCENDANT LEGITIME; NATUREL OU ADOPTIF SUIVIE D'INCAPACITE N'EXCEDANT PAS 8 JOURS.»

Aucune mention n'est faite de ma plainte pour violences avec arme contre Pierre GEORGET.

De même, la page 2 dernière ligne et la page 3 1er et 2ème paragraphe du verdict – partie PRÉVENTION du verdict – ne cite pas Pierre Georget comme prévenu et ne parle pas des articles du Code Pénal qui auraient dû être utilisés pour le juger.

«Attendu que DOIZON Cyrille est prévenu:

d'avoir à NANTES le 27 Avril 2001, volontairement commis des violences sur Pierre GEORGET, ayant entraîné une incapacité totale de travail personnel de plus de huit jours, en l'espèce 10 jours, faits prévus par ART. 222-11 C. PÉNAL et réprimés par ART. 221-11, ART. 222-44, ART. 222-45, ART. 222-47 AL. 1 C. PÉNAL.

d'avoir à NANTES le 27 Avril 2001, volontairement commis des violences, en l'espèce sur Robert DOIZON, son père, ces violences ayant entraîné une incapacité totale de travail n'excédant pas huit jours, en l'espèce 4 jours, faits prévus par ART. 222-13 AL. 1 et 3 C. PÉNAL et réprimés par ART. 222-13 AL. 1, ART. 222-44, ART. 222-45, ART. 222-47 AL. 1 C. PÉNAL »

En refusant de considérer Pierre Georget comme Prévenu, le Tribunal a violé l'article 406 du Code de Procédure Pénale et l'article 14 du Pacte International sur les Droits Civils et Politiques.

Article 406 du Code de Procédure Pénale:

«Le président ou l'un des assesseurs, par lui désigné, constate l'identité du prévenu et donne connaissance de l'acte qui a saisi le tribunal. Il constate aussi s'il y a lieu la présence ou l'absence de la personne civilement responsable, de la partie civile, des témoins, des experts et des interprètes.»

Article 14 du Pacte International sur les Droits Civils et Politiques:

« 1 Tous sont égaux devant les tribunaux et les cours de justice. Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal compétent, indépendant et impartial, établi par la loi, qui décidera soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle, soit des contestations sur ses droits et obligations de caractère civil…. »

Le Juge a donné lecture de l'acte d'accusation saisissant le tribunal sans mentionner la plainte que j'avais deposé contre Pierre Georget alors que le verdict de la Cour d'Appel de Rennes parle de l'existence de ma plainte et des certificats médicaux l'appuyant.

Ce fait est corroboré page 3 paragraphe 5 du verdict du Tribunal Correctionnel de Nantes:

«... Attendu que les faits reprochés à Cyrille DOIZON sont constitués, qu'il convient de l'en déclarer coupable et, constatant qu'aucun élément du dossier ne permet de corroborer la thèse de Cyrille DOIZON selon laquelle le prévenu aurait reçu de M. GEORGET, à l'extérieur de l'habitation, deux coups violents avec une barre de fer, de faire une application modérée de la loi pénale tenant compte tant de la personnalité du prévenu que du contexte familial dans lequel s'inscrivent les faits, ...»

et par le verdict de la Cour d'Appel de Rennes page 4 dernier paragraphe et page 5 paragraphe 1 et 2.

Page 4 dernier paragraphe:

«… Il (Cyrille DOIZON) reconnaissait avoir donné à Pierre Georget des coups de poing pour se dégager, et être sorti tandis que son père demandait à Pierre GEORGET de prendre son fusil; il affirmait que Pierre GEORGET l'avait frappé avec une barre de fer en lui donnant deux coups sur le crâne et sur les avant-bras ; »

Page 5 paragraphe 1 et 2 :

«… Il (Cyrille DOIZON) remettait deux certificats médicaux en date des 28 et 29 Avril; le premier mentionnant un traumatisme crânien sans perte de connaissance, une plaie du scalp d'environ 3 cm, un traumatisme des deux avant-bras avec hématomes et dermabrasions multiples et une plaie de l'avant-bras droit de 5mm, et le second deux plaies du cuir chevelu (3 cm frontale et 3 cm pariétale gauche), deux plaies des deux avant-bras superficielles associées à des contusions multiples, les deux certificats médicaux prescrivaient une ITT de 8 jours ;

Il précisait que ses parents connaissait Pierre GEORGET depuis 1995 et que ce dernier abusait de leur confiance et déposait plainte à l'encontre de Pierre GEORGET; »

Il ressort donc clairement de l'analyse des verdicts du Tribunal Correctionnel de Nantes et de la Cour d'Appel de Rennes qu'il existait bien des éléments du dossier permettant de corroborer la thèse selon laquelle M. GEORGET m'aurait frappé à coups de barre de fer:

- l'attestation d'intervention des pompiers qui parle de blessures suite à une agression dont j'ai été victime (datée du 25/06/2001),

- ma plainte contre Pierre GEORGET (datée du 01/05/2001),

- les deux certificats médicaux appuyant cette plainte

- mes déclarations à la police reprises dans le verdict de la Cour d'Appel de Rennes.

Tous ces éléments me permettent donc d'affirmer que le Tribunal Correctionnel de Nantes et la Cour d'Appel de Rennes ont commis un déni de justice en niant l'existence de ma plainte ou en refusant de la juger, en refusant de considérer Pierre Georget comme un prévenu et ont par voie de conséquence nié ma personnalité juridique et violé les articles 14 et 16 du Pacte International sur les Droits Civils et Politiques.

Article 14 du Pacte International sur les Droits Civils et Politiques:

« 1 Tous sont égaux devant les tribunaux et les cours de justice. Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal compétent, indépendant et impartial, établi par la loi, qui décidera soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle, soit des contestations sur ses droits et obligations de caractère civil…. »

Article 16 du Pacte International sur les Droits Civils et Politiques:

« Chacun a droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique. »

Le jour de l'audience au Tribunal Correctionnel de Nantes, le Juge a donc donné lecture de l'acte d'accusation saisissant le tribunal sans mentionner la plainte que j'avais déposée contre Pierre Georget. Il a fait mention d'une lettre envoyée par Robert Doizon, mon père au tribunal expliquant son absence à cause de sa maladie et demandant au Tribunal de ne pas être trop sévère avec moi.

- Après avoir procédé à la lecture de l'acte d'accusation, il a demandé à Pierre Georget de venir temoigner à la barre du Tribunal.

Ce dernier a confirmé ses déclarations faites à la Police lors du dépôt de plainte.

- Il a affirmé qu'il s'était rendu chez les époux Doizon le 27 Avril 2001 vers 19h00.

- Il aurait entendu Robert Doizon crier. À l'époque, celui-ci était , invalide à 80%, amputé des deux jambes et il se déplaçait en fauteuil roulant.

- Il aurait ouvert la porte et m'aurait vu donner des coups de pied sur les moignons de mon père Robert Doizon allongé sur le sol dans la salle de séjour.

- Il serait alors intervenu en me poussant violemment pour m'empêcher de continuer à frapper mon père.

- Il m'aurait assener un grand coup de poing au visage, puis m'aurait fait un croche-pied.

- Suite à ce croche-pied, je serais selon lui tombé sur un siège électrique situé deux mètres plus loin et c'est à ce moment là que je me serait blessé dans ma chute.

- Après quoi, je me serais relevé le visage en sang, le cuir chevelu ouvert avec un traumatisme crânien et j'aurais frappé Pierre Georget comme une brute avant de quitter le domicile de mes parents.

- À la suite de la version des faits donnée par Pierre Georget, le Juge m'a demandé de venir à la barre du Tribunal pour répondre à ces accusations.

- Avant de répondre aux accusations formulées contre moi, j'ai dit au Juge que j'avais déposé plainte contre Pierre Georget pour violences avec arme. J'ai precisé qu'en fait, ce jour là, j'avais été victime d'une tentative de meurtre de la part de Pierre Georget.

Je tiens d'ailleurs à préciser que mes déclarations faites à la police concernant cette tentative d'homicide, déclarations partiellement reprises dans le verdict du Tribunal Correctionnel et de la Cour d'Appel de Rennes ont été modifiées.

Ainsi, dans le verdict du Tribunal Correctionnel de Nantes, page 3 paragraphe 5, il est écrit:

«...le prévenu aurait reçu de M. GEORGET, à l'extérieur de l'habitation, deux coups violents avec une barre de fer...»

De même, dans le verdict de la Cour d'Appel de Rennes, il est écrit page 4 avant-dernier et dernier paragraphe:

«... Entendu le 1er Mai 2001, DOIZON Cyrille expliquait que le vendredi 27 Avril vers 18H30, alors qu'il aidait sa mère à manger, son père lui avait fait des reproches, avait insulté sa mère et lui avait demandé de ne plus revenir et de lui rendre les clés de la maison; qu'il s'était approché de lui et l'avait saisi par le bras tandis que son père demandait à Pierre Georget de le foutre dehors et de le frapper en criant «tue le», «tue le».

Il reconnaissait avoir donné à Pierre Georget des coups de poing pour se dégager, et être sorti tandis que son père demandait à Pierre Georget de prendre son fusil; il affirmait que Pierre GEORGET l'avait frappé avec une barre de fer en lui donnant deux coups sur le crâne et sur les avant-bras».

Or, à la lecture des certificats médicaux dont parle le verdict de la Cour d'Appel de Rennes page 5 paragraphe 1, il apparaît clairement que j'ai eu 2 plaies au cuir chevelu, 1 traumatisme crânien, 1 plaie de l'avant-bras droit de 5 mm et 1 traumatisme des 2 avant-bras avec hématomes et dermabrasions. Cela signifie donc que j'ai reçu au moins 5 coups de barre de fer et non pas 2 comme je l'aurai dit à la Police. En fait, ce jour là, comme je l'ai écrit plus haut dans la chronologie des faits du 27/04/2001, j'ai reçu 3 coups de barre de fer sur la tête. J'ai tenté de protéger mon crâne en levant mes avant-bras. Pierre Georget m'a de nouveau frappé avec la barre de fer, cette fois à 3 ou 4 reprises.

Bien évidemment, si je n'avais pas levé mes avant-bras, c'est mon crâne qui aurait reçu ses 3 ou 4 coups de barre de fer. Auquel cas je n'aurai pas eu «simplement» 1 traumatisme crânien sans perte de connaissance et 2 plaies de 3 cm du cuir chevelu.

J'aurai à coup sûr perdu connaissance et sans doute sombré dans le coma. Une barre de fer n'est pas une matraque de policier. Il n'y a donc aucun doute selon moi: j'ai bien été victime d'une tentative d'homicide ce jour là.

- J'ai dit au Juge que je ne comprenais pas pourquoi le tribunal ne parlait pas de ma plainte contre Pierre Georget, pourquoi celui-ci n'était pas considéré comme un prévenu au même titre que moi. J'ai aussi précisé qu'un article de presse avait mentionné cette tentative d'homicide dont j'avais été victime de la part de Monsieur Georget.

- Le Juge m'a répondu que ce n'était pas la question qui m'avait été posée. Il m'a alors de nouveau demandé si je confirmais le récit de Pierre Georget concernant les faits du 27 Avril et comment je pouvais expliquer mon comportement.

- J'ai de nouveau répondu au Juge que les faits ne s'étaient pas du tout déroulés tels qu'il les avaient décrit. J'ai également redemandé au Juge d'étudier ma plainte contre Pierre Georget.

- La Substitute du Procureur de la République a alors dit que si je ne voulais pas répondre aux questions du Tribunal, je pourrais être expulsé de la salle d'audience.

- J'ai protesté de mon innocence. Mais, avant d'avoir eu le temps de finir ma phrase, la Substitute et le Juge ont demandé que mon micro soit coupé.

De fait, en niant l'existence de  ma plainte contre Pierre Georget, en refusant d'écouter mes déclarations et en refusant de me laisser poser une question au Juge (sur le refus du tribunal d'étudier ma plainte), le Tribunal Correctionnel de Nantes a violé les articles 427, 442 et 442-1 du Code de Procédure Pénale et a par voie de conséquence violé les articles 14 et 16 du Pacte International sur les Droits Civils et Politiques.

article 427 du Code de Procédure Pénale:

«Hors les cas où la loi en dispose autrement, les infractions peuvent être établies par tout mode de preuve et le juge décide d'après son intime conviction.

Le juge ne peut fonder sa décision que sur des preuves qui lui sont apportées au cours des débats et contradictoirement discutées devant lui. »

article 442 du Code de Procédure Pénale:

«Avant de procéder à l'audition des témoins, le président interroge le prévenu et reçoit ses déclarations. »

article 442-1 du Code de Procédure Pénale:

«Sous réserve des dispositions de l'article 401, le ministère public et les avocats des parties peuvent poser directement des questions au prévenu, à la partie civile, aux témoins et à toutes personnes appelées à la barre, en demandant la parole au président.

Le prévenu et la partie civile peuvent également poser des questions par l'intermédiaire du président. »

Article 14 du Pacte International sur les Droits Civils et Politiques:

« 1 Tous sont égaux devant les tribunaux et les cours de justice. Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal compétent, indépendant et impartial, établi par la loi, qui décidera soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle, soit des contestations sur ses droits et obligations de caractère civil….

…..

2. Toute personne accusée d'une infraction pénale est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie.

3. Toute personne accusée d'une infraction pénale a droit, en pleine égalité, au moins aux garanties suivantes:

e) A interroger ou faire interroger les témoins à charge et à obtenir la comparution et l'interrogatoire des témoins à décharge dans les mêmes conditions que les témoins à charge;

g) A ne pas être forcée de témoigner contre elle-même ou de s'avouer coupable. »

Article 16 du Pacte International sur les Droits Civils et Politiques:

« Chacun a droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique. »

- Le reste de l'audience a duré 4 ou 5 minutes, quelques minutes pendant lesquelles Pierre Georget a reconfirmé ce qu'il avait précédemment dit dans ses déclarations à la Police.

- Puis, le Juge a prononcé le verdict, à savoir 2 mois de prison avec sursis, 750 euros de dommages et intérêts à payer à Pierre Georget et 45 euros à payer à la Securite Sociale de Nantes.

- Lorsque j’ai quitté la salle d’audience, j’ai remarqué sur le panneau d’affichage à l’entrée de que ni mon nom, ni celui de Pierre Georget, ni celui de mon père n’étaient écrit sur la liste des personnes à juger ce jour là.

D’autre part, ce jour là, c’était la 5ième Chambre Correctionnelle qui siégeait alors que j’aurais dû être jugé par la 6ième Chambre Correctionnelle. C’est donc un tribunal qui n’était pas compétent qui m’a jugé ce qui constituait un cas flagrant de violation des règles de base de la justice (violation de l’article 406 du CPP) et une violation de l’article 14 du Pacte International sur les Droits Civils et Politiques. Il suffirait de lire les archives du Tribunal de Grande Instance de Nantes du 19 Juin 2003 pour en avoir la certitude. Si l’on s’en tient au numéro de jugement attribué à cette affaire: nº de Jugement 1827/03 6e CH BLB, c'est la 6ième Chambre Correctionnelle qui aurait jugé cette affaire. Le ou la greffier(e) en charge de ce verdict a donc menti.

- Le 23 Juin 2003, j’ai fait appel de cette décision scandaleuse. Par la suite, j’ai réussi à obtenir le verdict de la Cour d’Appel de Rennes dans cette affaire. Finalement, le 7 Juillet 2004, la 3ième Chambre des Appels Correctionnels a prononcé son verdict dans cette affaire et m’a condamné à 6 mois de prison ferme pour violences commises envers Pierre Georget et mon père au lieu de 2 mois de prison avec sursis intialement. Le tribunal m’a également condamné à payer 750 euros d’amende à Pierre Georget.

- Le 7 Juillet 2004, la 3ième Chambre des Appels Correctionnels a prononcé son verdict dans cette affaire et m’a condamné à 6 mois de prison ferme pour des violences commises envers Pierre Georget et mon père au lieu de 2 mois de prison avec sursis initialement. Le tribunal m’a également condamné à payer 750 euros d’amende à Pierre Georget.

Ce refus du Tribunal Correctionnel de Nantes et de la Cour d’Appel de Rennes de considérer Pierre Georget comme un accusé, donc le refus d’étudier le bien fondé de ma plainte était impensable puisque d’après la loi, lorsqu’un tribunal juge une affaire, il doit étudier toutes les plaintes concernant les faits sinon le tribunal commet par définition un déni de justice. En effet, le principe de la présomption d’innocence s’applique à toutes les personnes au cours d’un procès (accusé ou plaignant) et cela jusqu’au verdict final. Quant au principe d’impartialité, il implique que le tribunal étudie toutes les plaintes avant de prononcer le verdict.

Par ailleurs, si on analyse en détail le verdict de la Cour d'Appel de Rennes prononcé dans cette affaire, on s'aperçoit qu'il y a des contradictions flagrantes entre le certificat médical produit par mon père pour appuyer sa plainte, mes certificats médicaux, ses déclarations et celles de Pierre Georget:

Ainsi, page 3 du verdict, il est écrit:

”...Georget ouvrait la porte et voyait Robert DOIZON sur le sol dans la salle de séjour, recevant des coups de pied de son fils, DOIZON Cyrille, sur les moignons...”

Page 4 du verdict, Robert DOIZON affirme que:

”...Cyrille DOIZON avait renversé le fauteuil roulant, puis avait frappé à terre Robert DOIZON de coups de pied sur le visage puis sur les moignons...”

De même, page 4 paragraphe 5 du verdict, il est écrit:

“Robert Doizon se présentait spontanément au Commissariat le 8 Juin et indiquait que “son fils était un menteur“; il expliquait qu'il avait demandé à son fils, qui lui faisait le salut hitlérien en guise de bonjour, de partir et de lui remettre les clés de l'appartement; que son fils l'avait traité de “résidu de nazi“, avait refusé de lui rendre les clés et le tenant par son blouson, avait renversé le fauteuil roulant, puis, l'avait frappé à terre de coups de pied sur le visage puis sur les moignons;…“;

Or, d'après le verdict, page 4, il est écrit:

“…Robert DOIZON présentait un certificat médical mentionnant un oedème et une ecchymose récente de la lèvre inférieure prescrivant une ITT de 4 jours et déposait plainte…“

- Si j'avais donné plusieurs coups de pied sur les deux moignons de Robert DOIZON, son certificat médical aurait mentionné un oedème à chacun des deux moignons.

- Si j'avais donné plusieurs coups de pied au visage de mon père, son certificat médical mentionnerait forcément plusieurs traces de coups sur le visage.

Ces contradictions flagrantes entre les déclarations de Pierre Georget et de mon père et le certificat médical de celui-ci permettent de démontrer qu'ils ont menti.

Par ailleurs, la lecture des déclarations de Pierre Georget reprises par la Cour d'Appel de Rennes et mon certificat médical permettent de démontrer que les faits ne se sont pas déroulés comme il le prétend.

En effet, page 3 dernier paragraphe du verdict, il est écrit:

“…Il exposait que le 27 Avril 2001, alors qu'il arrivait chez les époux DOIZON, il entendait crier Robert DOIZON, handicapé physique, amputé des deux jambes et se déplaçant en fauteuil roulant; il ouvrait aussitôt la porte et le voyait sur le sol dans la salle de séjour, recevant des coups de pied de son fils, DOIZON Cyrille, sur les moignons; le fauteuil roulant était renversé sur le sol...“.

page 4 premier paragraphe du verdict, il est écrit:

“…Il intervenait en poussant violemment DOIZON Cyrille et lui assenait un “grand coup de poing au visage“, puis, il le repoussait en lui faisant un croche-pied afin de le mettre à terre, tandis que DOIZON Cyrille le frappait à nouveau, puis, quittait ensuite le domicile de ses parents;…“

Or, à la lecture des certificats médicaux appuyant ma plainte contre Pierre Georget, on s'aperçoit que Monsieur Pierre Georget a menti.

En effet, page 5 premier paragraphe du verdict, il est écrit:

“…Il (Cyrille DOIZON) remettait deux certificats médicaux en date des 28 et 29 Avril, le premier mentionnant un traumatisme crânien sans perte de connaissance, une plaie du scalp d'environ 3 cm , un traumatisme des deux avant-bras avec hématomes et dermabrasions multiples et une plaie de l'avant-bras droit de 5 mm , et le second deux plaies du cuir chevelu ( 3 cm frontale et 3 cm pariétale gauche), deux plaies des deux avant-bras superficielles associées à des contusions multiples; les deux certificats médicaux prescrivaient une ITT de 8 jours…“

Si Pierre Georget m'avait réellement asséner un “grand coup de poing au visage“, mes certificats médicaux mentionneraient une ou plusieurs traces de coups sur le visage, or ce n'est pas le cas. Pierre Georget a donc menti.

D'autre part, la lecture du verdict montre une autre incohérence dans le récit de Pierre Georget qui démontre qu'il a menti.

Ainsi, page 4 paragraphe 3 du verdict, il est écrit:

”...Il (Pierre Georget) indiquait ”lorsque je lui ai fait le croche pied, il est tombe deux mètres plus loin, dans le fond de la pièce, endroit où se trouvait un siège électrique qui permet de monter à l'étage; je l'ai vu tomber sur ce siège qui est métallique et je pense que c'est à ce moment là qu'il a dû se blesser”...”

Or, d'après la lecture de mes certificats médicaux, il apparaît que j'ai eu deux plaies du cuir chevelu -  la première frontale de 3 cm et la seconde pariétale gauche de 3 cm – et deux plaies des deux avant-bras superficielles associées à des contusions multiples.

Une question se pose alors: comment peut-on se blesser à différents endroits du corps en tombant sur un siège métallique?

On peut à la limite comprendre qu'une personne s'ouvre le cuir chevelu en tombant la tête la première sur un siège. Mais à moins que le corps de cette personne ne rebondisse comme une balle de tennis, on voit mal comment elle pourrait s'ouvrir l'avant-bras droit et le cuir chevelu à deux autres endroits.

En supposant qu'un tel miracle se produise, la personne concernée serait alors bien incapable de se relever pour aller frapper comme une brute Pierre Georget comme il le prétend page 4 premier paragraphe du verdict:

“…Il intervenait en poussant violemment DOIZON Cyrille et lui assenait un “grand coup de poing au visage“, puis, il le repoussait en lui faisant un croche-pied afin de le mettre à terre, tandis que DOIZON Cyrille le frappait à nouveau, puis, quittait ensuite le domicile de ses parents;…“.

page 4 paragraphe 4 du verdict:

“Il (Pierre Georget) présentait un certificat médical en date du 27 Avril 2001 mentionnant la présence d'un volumineux hématome temporo-pariétal droit, une plaie superficielle rébro-auculaire gauche, un hématome péri-orbitaire gauche, un hématome sous-conjonctival et phosphère de l'oeil gauche nécessitant une consultation spécialisée en ophtalmologie et prescrivant une ITT de 10 jours.“

Comment une personne souffrant d'un traumatisme crânien avec deux plaies au cuir chevelu et un traumatisme des deux avant-bras pourrait-elle frapper aussi violemment une autre personne ?

Dans son verdict, la 3ième Chambre des Appels Correctionnels de Rennes justifie sa décision de me condamner à 6 mois de prison ferme au lieu de 2 mois de prison avec sursis initialement par le fait que le Tribunal Correctionnel de Nantes n'aurait pas suffisamment pris en compte la gravité des violences dont j'ai été accusé ainsi que la qualité d'ascendant de mon père.

Pourtant, la volonté affichée de la 3ième Chambre des Appels Correctionnels de Rennes d'être ferme face à de supposées violences commises envers un ascendant invalide cadre mal avec son refus et celui du Tribunal Correctionnel de Nantes de m'accuser d'avoir injurié mon père comme ce dernier l'affirme.

En effet, si vous lisez le verdict page 4 paragraphe 5, il est écrit:

“Robert Doizon se présentait spontanément au Commissariat le 8 Juin et indiquait que “son fils était un menteur“; il expliquait qu'il avait demandé à son fils, qui lui faisait le salut hitlérien en guise de bonjour, de partir et de lui remettre les clés de l'appartement; que son fils l'avait traité de “résidu de nazi“, avait refusé de lui rendre les clés et le tenant par son blouson, avait renversé le fauteuil roulant, puis, l'avait frappé à terre de coups de pied sur le visage puis sur les moignons; il ajoutait :“j'ai encaissé les coups d'autant plus que ce n'est pas la première fois qu'il me frappe de la sorte à cet endroit“; mon fils “ était très excité et violent“ “je pense qu'il avait bu“…“;

Bien sûr, je n'étais pas saoul. Aucune trace d'alcoolémie n'a été détecté par les Sapeurs-Pompiers ou les médecins qui m'ont soigné aux Urgences du CHU le 27 Avril 2001 (cf certificats médicaux, rapport d'intervention des Sapeurs-Pompiers signé par le Commandant Laurent Ferlay).

Bien évidemment, je n'ai jamais fait le salut hitlérien à mon père comme celui-ci l'affirme. Je ne l'ai pas frappé à terre de coups de pied sur le visage et sur les moignons comme je l'ai déjà démontré plus haut avec le certificat médical de mon père. Je ne l'ai pas traité de “résidu de nazi“ non plus. Cela étant dit si tel avait été le cas, alors pourquoi ni le Tribunal Correctionnel, ni la 3ième Chambre des Appels Correctionnels de Rennes n'ont voulu me juger pour injure non publique commise envers un ascendant à cause de son handicap.

Je rappelle en effet que l'injure non publique envers une personne non précédée de provocation et l'injure non publique commise envers une personne en raison de leur handicap sont punis par les articles R621-2 et R624-4 du Code Pénal.

Article R621-2 du Code Pénal:

«L'injure non publique envers une personne, lorsqu'elle n'a pas été précédée de provocation, est punie de l'amende prévue pour les contraventions de la 1re classe. »

Article R624-4 du Code Pénal:

«L'injure non publique commise envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée est punie de l'amende prévue pour les contraventions de la 4e classe.

Est punie de la même peine l'injure non publique commise envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur handicap.»

Ce refus du Tribunal Correctionnel de Nantes et de la Cour d'Appel de Rennes de me juger pour injure non publique envers mon père à cause de son handicap tout en prétendant être ferme concernant de soi-disant violences que j'aurais commises envers mon père invalide démontre bien le grotesque des accusations portées contre moi dans cette affaire.

Si les affirmations de Robert Doizon avaient été vraies, elles auraient alors constituées une preuve flagrante de complicité du Tribunal Correctionnel et de la Cour d'Appel de Rennes envers des comportements ouvertement nazis et bien évidemment condamnables à l'égard d'un invalide à 80% et cela des années après la publication d'un article sur moi et mes parents qui titrait: “Non assistance à handicapés en danger“.

D'autre part, si j'avais eu l'habitude de frapper mon père de coups comme il l'a affirmé page 4 paragraphe 5 du verdict, je n'aurais pas été voir un journaliste de “LHebdo de Nantes“ quelques semaines après les faits (l'article a été publié le 23 Mai 2001; les faits se sont produits le 27 Avril 2001), au risque que ce dernier interviewe mon père, ma mère et Pierre Georget qui auraient alors pu corroborer les affirmations de mon père.

À la lumière de toutes ces contradictions, il apparaît clairement que Pierre GORGET et Robert DOIZON ont menti. Les Juges de la 3ième Chambre des Appels Correctionnels de Rennes, le Procureur Général de la Cour d'Appel de Rennes, le Juge de la 5ième Chambre Correctionnelle de Nantes et le Procureur de Nantes ont choisi d'étouffer toutes ces contradictions et de me condamner pour protéger Pierre Foerst nommé à la Cour de Cassation par Jacques Chirac.

Comme je l'ai dit précédemment, l’affaire soumise à la 3ième Chambre des Appels Correctionnels de Rennes était une affaire de violences avec arme, l’utilisation d’une arme impliquant par définition une volonté de blesser ou de tuer. Qui plus est, ma plainte était basée sur des certificats médicaux qui démontraient la gravité de mes blessures et à l’époque où les faits se sont produits, Pierre Georget avait déjà un casier judiciaire (2 condamnations pour violences, 1 condamnation pour menaces et diffamation envers le Maire de Férel avec interdiction de séjourner dans le village en question pendant 6 mois ou 1 an).

Par ailleurs, l’article publié sur moi et mes parents avait insisté sur le fait que j’avais été victime d’une tentative de meurtre.

Par conséquent, il apparaît clairement que le comportement de la Cour d’Appel envers Pierre Georget ne pouvait s’expliquer que par la volonté de couvrir le comportement mafieux de Pierre Foerst, celui-ci ayant protégé Pierre Georget en refusant d’ouvrir une enquête (violation de l’article 41 du CPP), en refusant de le mettre en garde-à-vue (violation de l’article 41 du CPP), en refusant d’émettre un mandat d’arrêt (violation de l’article 70 du CPP) en refusant de l’assigner à comparaître devant le Tribunal Correctionnel en tant qu’accusé (violation de l’article 40-1  et 390-1 du CPP) et en niant l’existence de ma plainte contre Pierre Georget (violation de l’article 16 du Pacte International sur les Droits Civils et Politiques).

À la lumière des contradictions entre le certificat médical de mon père, mon certificat médical et les déclarations de Robert DOIZON et Pierre GEORGET faites à la Police et reprises partiellement dans le verdict de la Cour d'Appel de Rennes, il apparaît donc clairement que Pierre Georget et Robert DOIZON ont menti.

J’ai déjà démontré que je n’ai pas frappé mon père de plusieurs coups de pied au visage et sur ses deux moignons comme il l’affirme avec Pierre Georget.

Je n’ai pas frappé Pierre Georget aussi violemment que son certificat médical l’affirme. Comment cela aurait-il pu être possible avec un traumatisme crânien, deux paies du cuir chevelu et des traumatismes des deux avant-bras ?

De fait, les contradictions entre les certificats médicaux et les déclarations de Pierre Georget et Robert Doizon permettent d’affirmer que les faits ne se sont pas déroulés tels qu’ils les ont décrits.

Ils ont menti sur ordre de la Police Judiciaire qui a utilisé Pierre Georget pour tenter de me tuer avec une barre de fer.

Une question se pose alors :

Le certificat médical de Robert Doizon appuyant sa plainte contre moi est-il un faux ou mon père a-t-il réellement été frappé ?

Dans cette hypothèse, il semble plus que probable que Monsieur Pierre Georget ou un policier ait frappé mon père. Comment expliquer autrement les mensonges de Pierre Georget et la naïveté de la Police ?

Toujours dans cette hypothèse, mon père invalide à 80% aurait donc été contraint de mentir et de porter plainte contre moi pour violences par peur d’être à nouveau frappé ou de se faire tuer par Monsieur Pierre Georget ou un policier.

Quant à Pierre Georget, j’imagine qu’il a menti à cause de son casier judiciaire en échange d’une vague promesse de la Police Judiciaire de le laisser tranquille, lui et sa famille.

Pourquoi la Police Judiciaire a utilisé Pierre Georget pour tenter de me tuer?

Il semble clair que toutes les démarches que j'ai faites concernant mes parents ont agacé la Police , les Magistrats, notamment le Procureur de la République Pierre Foerst ainsi que le Maire de Nantes Jean-Marc Ayrault et certains de ses adjoints, notamment Michel Meunier (Vice-Présidente des Services Sociaux de la Mairie de Nantes, Adjointe Socialiste chargée des handicapés) ainsi qu'Albert Mahé, ex-Président du Groupe Socialiste à l'Assemblée Départementale, ex-Adjoint Socialiste du Maire de Nantes chargé des Finances et des Questions Juridiques, ex-Conseiller Général du Canton où mes parents invalides habitaient.

Ces derniers ont eu peur lorsque j'ai aidé ma mère à déposer plainte suite aux violences qu'elle a subies. Ils n'ont pas apprecié du tout le fait que j'alerte la Direction des Services Sociaux de la Mairie de Nantes sur la situation dramatique de mes parents.

Ils ont été effrayés par les conséquences juridiques et médiatiques possibles de mon courrier au Procureur de la République, d'éventuelles démarches juridiques auprès des tribunaux contre la Mairie de Nantes et ses Services Sociaux, contre les Hôpitaux Publiques de Nantes dont le Maire est le Président du Conseil d'Administration.

Ils ont par ailleurs été effrayés par mes démarches auprès d'un journaliste du Quotidien Presse-Océan.

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